Phobie douce de John Corey Whaley

phobie douce

Mon avis sur Phobie Douce de John Corey Whaley publié par les éditions Casterman.

Note : 3.5/5 


Auteur : John Corey Whaley

Edition : Casterman

Date de sortie : 1er février 2017

Prix : 16,00 € voir sur Amazon

312 pages

Résumé de Phobie Douce de John Corey Whaley

De toute façon, Solomon n’avait jamais besoin de sortir de la maison. Il avait de la nourriture. Il avait de l’eau et il pouvait voir les montagnes depuis la fenêtre de sa chambre. Ses parents étaient si occupés qu’il organisait sa vie à la maison à sa guise. Jason et Valérie Reed n’intervenaient pas, parce que finalement céder à leur fils était la seule solution pour qu’il aille mieux. À L’âge de seize ans, il n’avait pas quitté le domicile familial depuis trois années, deux mois et un jour. Il était pâle, assez souvent pieds nus, et allait plutôt bien.

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Je remercie les éditions Casterman pour ce service presse !

ce que j'en pense 2

Un livre bien mené sur une pathologie psychiatrique souvent méprisée…

L’histoire

Nous suivons deux personnages dans cette histoire : Solomon et Lisa. Solomon est enfermé chez lui depuis 3 ans. Il est agoraphobe et se sent parfaitement rassuré chez lui avec ses petites habitudes. Il fait cependant de régulières crises d’angoisse. Lisa a décidé de le guérir pour pouvoir obtenir une bourse dans une bonne fac de psychologie…

Mon avis

Lorsque l’on m’a proposé ce livre, j’avoue avoir été de suite attirée car c’est un sujet que je connais de par mon métier. De plus, j’ai d’emblée apprécié le prénom du protagoniste. En effet, Solomon est en réalité un homme qui a fait des recherches sur la théorie d’exposition dans les phobies dans les années 50… Cela montrait que l’auteur avait fait des recherches pour l’écriture de son livre et j’ai été forcément tout de suite séduite !

J’ai beaucoup aimé le fait que l’on suive alternativement Solomon et Lisa. Cela permet une vision plus globale de la situation. Lisa sort avec Clark qui va lui aussi devenir un très bon ami de Solomon et l’aider.

Les parents de Solomon et en général la plupart des personnages secondaires sont adorables. Cependant, je n’ai pas vraiment aimé le personnage de Lisa que j’ai trouvé très narcissique, presque mégalomaniaque au départ. Ses motivations à aider Solomon sont plus que discutables et très égocentriques au début de l’histoire.

Lisa mène une sorte de thérapie par le jeu, par le lien social, pour sortir Solomon de chez lui. Au final, elle réalise sans le savoir (enfin, l’auteur devait le savoir), une sorte de « modeling » c’est-à-dire qu’elle montre bien à Solomon qu’il ne lui arrive rien lorsqu’elle va à l’extérieur. Finalement, Solomon subit comme une thérapie d’exposition avec cet extérieur qui se ramène chez lui.

Mais encore…

J’ai été agréablement surprise par le côté psychologique du livre plutôt bien mené par l’auteur. Les angoisses ressenties par Solomon sont réelles et pas trop clichées. Les réflexions ne sont pas empreintes de préjugés. Je n’ai juste pas aimé le fait que ses parents l’aient laissé abandonner son suivi psychiatrique et psychologique en croyant à un miracle. Alors oui, c’est légèrement l’objet de ce livre mais cela se passe heureusement rarement comme ça !

Il me semble que Solomon a aussi quelques tocs même si l’accent n’est pas mis dessus. C’est très réaliste, parfois les deux sont en effet présents.

J’ai bien aimé cette petite histoire sympathique qui aborde des thèmes importants comme la confiance en soi, la relation entre les autres et soi, l’homosexualité, les études et ambitions de chacun et surtout cette période charnière qu’est l’adolescence.

Cependant, j’ai été un peu déçue par la fin qui ne répond pas vraiment à toutes mes questions.

Conclusion

J’ai beaucoup aimé ce roman young-adult basé sur un thème dont on parle peu et qui peut dédramatiser les choses pour des adolescents en proie aux phobies, aux tocs. Ce sont des maux connus chez les adolescents qui sont, à mon plus grand regret, trop peu abordés. À mettre entre toutes les mains, malade ou non, pour plus de compréhension et donc de tolérance.

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un petit mot pour la fin 2

– Ça ne m’étonne pas. À la minute où je l’ai rencontrée, j’ai su qu’elle était décidée à me sauver la vie.

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About

Lectrice depuis mon plus jeune âge, j'ai décidé de lancer mon blog en mars 2015 et ma chaîne BookTube en août 2016 que j'administre à côté de mon travail (interne en psychiatrie).

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