Carne de Julia Richard #plib2021

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« OK Google, ça correspond à combien de calories un corps humain ? » Simon ne va pas bien. D’ailleurs, depuis qu’il s’est mis à vouloir manger de l’humain, les choses ne tournent pas bien rond dans sa tête. Face à une société qui les traite, lui et ses congénères, comme des zombies, il fait de son mieux pour garder sa dignité, s’occuper de sa famille et être professionnel au bureau. Mais comment rester soi-même quand la faim frappe à la porte avec autant de délicatesse qu’un tank sur un champ de mines ? Contraint à gérer son état parasite en maintenant l’illusion de la routine, il décide d’en faire une histoire de famille. Et vous savez ce qu’on dit sur les histoires de famille ? C’est toujours un sacré bordel. Et si on avait une bonne excuse pour croire à une apocalypse zombie ? Comment réagiraient les populations ? Les gouvernements ? Quel impact auraient nos médias ? Comment pourrions-nous être sûrs d’être dans le camp des héros ? Et que feraient ceux à qui on donne le mauvais rôle ? La culture de masse nous fait fantasmer les zombies, mais s’ils devenaient notre quotidien, qu’en ferions-nous ?

Auteur : Julia RichardÉdition :  Éditions HSN

Date de sortie : 18 juin 2020

Prix : 19.90 € voir sur Amazon
#ISBN9782918541707

320 pages

ce que j'en pense 2

Un roman qui ne peut pas laisser indifférent…

Mon avis

Dans ce roman, nous suivons Simon, un homme moyen avec une vie moyenne. Il illustre parfaitement l’humain lambda qui va se découvrir des penchants pour… la chair humaine. La couverture l’annonçait, on va parler cannibalisme et même apocalypse zombie, mais du point de vue du zombie !

Original et rafraîchissant, le synopsis m’avait déjà totalement happée. Cependant, je n’avais pas prévu de me retrouver dans une satyre sociétale bien ficelée. Tout y est exposé comme les nouvelles technologies avec les réseaux sociaux ou encore les réactions apparemment prévisibles des humains face à la panique d’une pandémie (inutile de préciser que ce roman a été écrit avant le confinement et qu’il avait déjà prévu… jusqu’à la pénurie de PQ ! Nos travers sont-ils si prévisibles ?)⁠

De plus, Julia Richard manie l’humour noir de main de maître. Sa plume m’a beaucoup plu car elle m’a énormément remuée. J’ai explosé de rire sur certaines références et été dérangée par des scènes difficiles. Elle nous montre que le plus dur n’est pas ce qui réside dans le fantastique zombie, mais plutôt dans le réalisme d’un viol, de l’inceste et autres. Elle tient les rênes de son roman d’une main experte, jouant avec des personnages forts et impressionnants. Les personnalités sont travaillées et rien n’est laissé au hasard. Finalement, on s’en rend très vite compte : nous n’avons pas entre les mains un énième roman d’apocalypse zombie. C’est une histoire intelligente et travaillée, évoluant au gré de chapitres désordonnés.

Conclusion

J’ai adoré découvrir Carne et son sous-texte. Ce roman ne plaira pas forcément au plus grand monde car il interroge et n’est pas à prendre au premier degré. Alors aiguisez votre esprit critique avant de vous lancer dedans ! Bravo pour ce tour de force Julia, j’ai vraiment hâte de lire tes prochains écrits !⁠

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About

Lectrice depuis mon plus jeune âge, j'ai décidé de lancer mon blog en mars 2015 et ma chaîne BookTube en août 2016 que j'administre à côté de mon travail (interne en psychiatrie).

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