Et le désert disparaîtra de Marie Pavlenko

Samaa vit dans un monde qui pourrait être le nôtre bientôt. La vie a presque entièrement disparu de la surface de la Terre. Le sable a tout dévoré. Son peuple, nomade, traque les derniers arbres et vend leur bois pour survivre. Samaa aimerait être chasseuse, elle aussi, mais c’est une charge d’homme. Un jour, elle désobéit et suit les chasseurs. Mais le désert a mille visages. Samaa se perd, et fera une rencontre qui changera le destin de sa tribu à jamais.

Auteur: Marie Pavlenko

Edition : Flammarion Jeunesse

Date de sortie : 8 janvier 2020

Prix : 14 € voir sur Amazon

240 pages

ce que j'en pense 2

Une épopée écologique aux airs de conte…

Et le désert disparaîtra est un roman jeunesse basé sur une jeune fille de 12 ans, Samaa, qui se perd dans le désert… Son destin peut tout changer pour tout le monde…

J’étais très attirée par ce roman jeunesse sur l’écologie, cependant, je pense que l’on en trouve peut-être un peu trop ces derniers temps, ça devient clairement le sujet à traiter et on finit par les enchaîner. Le récit a des airs de roman post-apocalyptique car la Terre est recouverte par un désert infernal et les arbres sont chassés. Les animaux ont presque disparus et les humais font ce qu’ils peuvent pour survivre… J’ai bien aimé la vision de Marie Pavlenko et j’avoue avoir retrouvé sa plume avec plaisir. J’avais énormément aimé Je suis ton soleil et j’étais donc très enthousiaste en commençant ma lecture.

Peut-être ai-je déjà trop lu ce sujet dans les romans jeunesses/young adult actuels ? Celui qui me reste d’ailleurs encore en tête est Mers Mortes d’Aurélie Wellenstein qui est un véritable petit bijou !

Mais encore…

Dans Et le désert disparaîtra, je n’ai été intéressée que par la toute fin, la conclusion, l’épilogue. Je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire à mon plus grand dam et j’ai simplement apprécié la conclusion que j’attendais depuis le début. Le roman prend des airs de contes sans la dimension onirique que j’avais imaginée. On se retrouve face à une aventure sans action, sans grand suspense avec des longueurs importantes malgré les paragraphes courts, ce qui donne au récit une lenteur qui a été assez terrible pour moi.

Le personnage principal m’a souvent agacé au départ, mais c’est clairement voulu et futé : Samaa représente aussi une société actuelle qui ne s’interroge pas, ne remet rien en question et pense mieux savoir que ses aînés en continuant dans sa bêtise. Marie Pavlenko nous montre habilement vers quel destin funeste nous nous dirigeons à nous entêter dans nos pratiques meurtrières au détriment d’une nature qui ne nous supporte déjà plus en l’imageant avec une enfant de 12 ans entêtée. J’ai trouvé l’image très forte et l’ai vraiment apprécié. L’auteure nous montre aussi que rien n’est fini et que l’on peut encore faire quelque chose, que l’on peut encore tout faire pour ne pas en arriver là et changer notre façon de vivre. Elle nous montre que ça ne sera pas simple, mais que ça n’est pas impossible. Ce message-là m’a énormément plu, j’ai adoré le fait de le transposer dans une sorte de conte d’aventure. Cependant, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas assez d’action et me suis un peu ennuyée dans ma lecture. Je m’attendais à autre chose.

Conclusion

Et le désert disparaîtra est un roman au message écologique essentiel, important ; mais j’ai trouvé qu’il manquait d’action, de peps. J’y ai vu de grandes longueurs malgré les paragraphes pourtant courts. J’ai cependant été totalement séduite par la conclusion, l’épilogue et le message véhiculé : tout peut encore évoluer dans le bon sens si les mentalités évoluent et si l’on y met les moyens. Pourtant, je n’ai malheureusement pas réussi à rentrer dans le récit avant la fin et sa conclusion…

About

Lectrice depuis mon plus jeune âge, j'ai décidé de lancer mon blog en mars 2015 et ma chaîne BookTube en août 2016 que j'administre à côté de mon travail (interne en psychiatrie).

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